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Au sujet du CAFC

Le Centre antifraude du Canada, tel qu'on le connaît aujourd'hui, a été officiellement mis sur pied à North Bay (Ontario) en janvier 1993 par Barry Elliott, membre de la Section de la lutte contre l'escroquerie de la Police provinciale de l'Ontario (PPO). Les citoyens du Nord de l'Ontario étaient à ce moment ciblés par le télémarketing frauduleux, un nouveau genre d'escroquerie. L'initiative de Barry est devenue le projet PhoneBusters qui était composé de Barry et d'un membre du détachement local de la GRC. Ils menaient les enquêtes sur les plaintes et saisissaient l'information dans une base de données centrale nationale tenue à jour par la PPO. Le mandat de PhoneBusters consistait de poursuivre, en vertu du Code criminel du Canada, les principaux acteurs en Ontario et au Québec, impliqués dans la fraude par télémarketing. Dès le début, le Bureau de la concurrence Canada jouait un rôle important en appuyant ces enquêtes.

Le personnel de PhoneBusters constata rapidement que le problème était beaucoup plus grand qu'il ne le pensait - les victimes, dont beaucoup étaient de personnes âgées,souvent victimisée plusieurs fois étaient à la recherche d'un service de soutien, et appelaient de toutes les régions du pays. Le Programme Seniorbusters a donc été ajouté en 1997. Le Programme compte maintenant près de 50 bénévoles qui sont eux-mêmes des aînés. Ils animent des séances d'éducation et de sensibilisation pour les groupes d'aînés et tendent la main aux victimes à la grandeur du pays. Ils interviennent également dans les cas où les aînés sont à risque. Nous sommes d'avis qu'un aîné se sent moins embarrassé et est plus réceptif à l'aide et aux conseils offerts par une personne du même groupe d'âge.

Le télémarketing frauduleux existe depuis longtemps et on a constaté qu'il touchait non seulement les citoyens du Nord de l'Ontario, mais aussi ceux à la grandeur du pays et à travers le monde. Lorsqu'on s'est rendu compte de l'ampleur du projet, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a signé un protocole d'entente avec la PPO en 2001 pour se joindre à PhoneBusters en tant que partenaire actif. Fort de cette nouvelle stratégie, le Centre est devenu le Centre national d'appels PhoneBusters ou CNAP.

En 2002, on a greffé à l'unité du renseignement criminel du CNAP un groupe de l'analyse qui est devenu le Groupe du renseignement criminel et de l'analyse (GRCA). Le Groupe analyse les données fournies par les victimes et les plaignants afin de trouver des liens entre les suspects et victimes pour rédiger par la suite des rapports qui sont fournis aux organismes d'exécution de la loi pour les appuyer dans leurs enquêtes. Le Groupe exécute d'autres tâches, il traite entre autres des centaines de courriels, communique avec les organismes partenaires au pays et à l'échelle internationale. Ces derniers préparent aussi des rapports statistiques mensuels, trimestriels et annuels.

Au fil des ans, la technologie a évolué, l'Internet et les courriels ont gagné en popularité et les fraudeurs se sont perfectionnés. On a créé le terme « pourriel » pour décrire les messages spontanés qui offrent des aubaines incroyables sur des produits et services. Souvent, ces offres sont fausses, trompeuses ou carrément frauduleuses. En 2006, en raison de la croissance rapide de ces pratiques trompeuses, le Bureau de la concurrence Canada est devenu le troisième partenaire du CAFC et membre de l'équipe mixte de gestion. Le mandat du Bureau en vertu de la Loi sur la concurrence comprend la lutte contre les pratiques de commercialisation frauduleuses et il est donc un précieux atout.

En 2010, le CNAP est devenu le Centre antifraude du Canada (CAFC) afin de mieux exprimer le fait que sa portée va maintenant bien au-delà de la fraude par télémarketing. Il est géré conjointement par la GRC, la PPO et le Bureau de la concurrence Canada. Son mandat vise les différents types de fraude en marketing de masse (FMM) qui sont essentiellement des stratagèmes visant simultanément plusieurs victimes par téléphone, télécopieur, la poste ou l'Internet. Dans bien des cas, la FMM comprend des crimes contre l'identité, entre autres, le vol d'identité et la fraude d'identité. Avec l'aide du Bureau de la concurrence Canada, le Centre s'occupe également des pratiques commerciales trompeuses et des pourriels en lien avec à la fraude.

Le Centre est toujours situé à North Bay, la ville où il a été fondé. Il compte 11 préposés à temps plein en mesure de recevoir plus de 300 appels par jour des citoyens signalant une fraude. À partir de ces appels, il saisit chaque année les données sur plus de 25 000 victimes. Les préposés sont des spécialistes antifraude dévoués et chevronnés qui fournissent des conseils sur les mesures à prendre pour aider ces victimes à recouvrer les sommes perdues et à se protéger contre la fraude. Chaque printemps, le Centre ajoute temporairement du personnel supplémentaire pour traiter la hausse des appels qu'entraîne la publicité sur le Mois de sensibilisation à la fraude au mois de mars.

Le Centre est maintenant le répertoire national des données sur la fraude. Il est devenu une source fiable où obtenir des données sur la fraude ainsi que de la documentation pour l'éducation et la prévention. Il joue un rôle indispensable dans l'éducation du public sur les pratiques frauduleuses des télévendeurs ainsi que dans la collecte et la diffusion de preuves, statistiques et de documentation qui sont toutes mises à la disposition de tout les organismes d'application de la loi.

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